Le 27 septembre dernier, Israël a assassiné le chef historique du Hezbollah, Hassan Nasrallah ainsi que la quasi-totalité de la direction de ce parti.
Au-delà de l'appréciation sur le Hezbollah et de sa stratégie islamiste, il est terrible de constater qu'Israël met en place les conditions d'une guerre totale au Proche-Orient dans une impunité jamais vue.
Après les explosions de milliers de bipeurs et talkies walkies piégés qui ont provoqué la mort de plusieurs dizaines de civil·es, elle s'attaque massivement à la population civile, viole et bombarde les territoires syriens et libanais avec son cortège de terreur et d'exode massif des populations.
Un ministre du Gouvernement israélien a même déclaré que le Liban n'était pas un pays...
Netanyahu ose déclarer à la tribune de l'assemblée générale des Nations Unies que "l'ONU est une farce méprisante".
Faut-il lui rappeler que l'État d'Israël a été construit de toutes pièces en 1947 par les Nations Unies.
On est donc précisément en droit d'exiger d'Israël de respecter le droit international.
La Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt international contre Netanyahu et Gallant, pour risque de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, ainsi que contre plusieurs dirigeants du mouvement islamiste palestinien Hamas - décédés depuis - pour crimes de guerre et contre l’humanité présumés dans la bande de Gaza et en Israël.
Le Gouvernement israélien conteste officiellement la compétence du procureur de la CPI.
Après avoir détruit la bande de Gaza, la coalition sioniste de Netanyahu, dominée par le fascisme suprémaciste, renforce la colonisation et la militarisation de la Cisjordanie et du plateau du Golan, annexés en 1967.
Maintenant, elle veut contrôler le Liban sous prétexte d'anéantir le Hezbollah.
Le Hezbollah, comme le Hamas sont des créations indirectes de la politique israélienne d'occupation.
Israël combat maintenant ses avatars islamistes qui sont le fruit de sa politique de négation de l'OLP, des droits nationaux du peuple palestinien et des millions de réfugiés issus de la Nakba de 1948.
Le Cessez-le-feu est une exigence humanitaire immédiate.
Une solution politique est pourtant urgente et indispensable.
Pour cela, l'ONU doit enfin imposer des sanctions pour faire respecter les résolutions votées depuis 76 ans !
Les États-Unis doivent arrêter d'armer la politique sioniste.
L'Union européenne doit arrêter les accords d'association et de coopération avec Israël.
La France doit enfin faire entendre la voix de la Paix et reconnaître l'État de Palestine.
Le Parti de Gauche apporte son soutien aux victimes civiles de la barbarie en cours.
Le Parti de Gauche appelle à renforcer la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) pour obliger Israël à respecter les droits humains et le droit du peuple palestinien à avoir un État dans les frontières du plan de partage de la Palestine de 1948.