Têtière
Illustration

Marcel Pagnol : l’enchanteur de la Provence éternelle, de l’enfant d’Aubagne à l’Immortel

Né à Aubagne le 28 février 1895, Marcel Pagnol est le fils de Joseph, un «hussard noir» de la République, instituteur, et d’Augustine, couturière douce et inquiète. Son enfance se déroule dans un monde en mutation, entre la rigueur de l’école laïque et la liberté des collines de La Treille. Cette dualité entre l’instruction (la craie du tableau) et la nature (le thym et le romarin) sera au cœur de ses chefs-d’œuvre autobiographiques : les Souvenirs d’enfance (La Gloire de mon père, Le Château de ma mère...).

Le maître des dialogues : du théâtre vivant au cinéma parlant

Avant d’être le chantre de la Provence au cinéma, Pagnol est un homme de théâtre. Sa tétralogie marseillaise – Topaze, Marius, Fanny, César – est une révolution. L’arrivée du cinéma parlant en 1929 est pour Pagnol une révélation. Là où d’autres y voient une mode, lui y décèle le potentiel d’«écrire une scène chuchotée et la faire entendre à trois mille personnes». Il crée ses propres studios à Marseille en 1933, devenant l’un des premiers cinéastes producteurs totalement indépendants. Angèle, Regain (adaptés de Jean Giono) ou La Femme du boulanger sont autant de chefs d’œuvre qui portent à l’écran la terre, les saisons et les sentiments avec une poésie qui n’a pas vieilli. Pagnol manie l’art du dialogue comme personne : ses répliques, ciselées, sonnent juste parce qu’elles respectent la musicalité du parler provençal tout en restant accessibles à tous.

Des triomphes à la consécration : l’héritage d’un Immortel

Malgré les critiques élitistes qui jugeaient son oeuvre trop «populaire», sa vision simple mais profonde de la «vérité des sentiments» lui valut une reconnaissance éclatante. Sa consécration ultime eut lieu en 1946, lorsqu’il devint le premier cinéaste élu à l’Académie française. Sa vie sentimentale se stabilisa en 1944 avec Jacqueline Bouvier, sa nouvelle muse, qui devint l’héroïne de Manon des Sources et fut sa partenaire dans la vie. Cette stabilité marqua une période prolifique, où il se réinventa une dernière fois en écrivain à part entière avec ses Souvenirs d’enfance, achevant son parcours créatif en offrant au public un trésor de nostalgie et d’émotion.

 

LES RENDEZ-VOUS Pagnol À PUTEAUX

Conférence C.C.A.S. : LA PROVENCE DE MARCEL PAGNOL

Voyage littéraire dans la Provence de Marcel Pagnol, où la nature et le soleil jaillissent au milieu des cigales.

Mardi 4 novembre à 14h30 • Auditorium du Palais de la Culture

Réservée aux membres du C.C.A.S de Puteaux

 

Séance les inédits du Central : MOIS Pagnol AU CENTRAL

Merlusse (1935) • 19 décembre • 19h30

Version restaurée en 4K • Suivi d’une discussion sur Pagnol.

Un surveillant d’internat au physique ingrat (surnommé « Merlusse ») devient le bouc émissaire des élèves. Resté seul avec quelques pensionnaires pendant les vacances de Noël, il leur révèle une tendresse insoupçonnée, offrant une méditation sur l’apparence, la cruauté des jugements hâtifs et l’humanité lumineuse qui se cache derrière les défenses.

 

Marcel et Monsieur Pagnol (2025)

  • 19 novembre, 16h
  • 20 novembre, 16h05, 18h25
  • 21 novembre, 20h55
  • 22 novembre, 16h
  • 23 novembre, 16h10

Le film d’animation de Sylvain Chomet (réalisateur visionnaire des Triplettes de Belleville) est une relecture attendue

de l’enfance de Pagnol. Cette œuvre promet de capturer la poésie et l’émerveillement des Souvenirs d’enfance à

travers la magie de l’animation.

Direction de la communication
01 46 92 92 92
07 62 66 41 31

À propos de : Mairie de Puteaux

Des tours de La Défense aux berges de Seine, la ville de Puteaux s’étend sur près de 330 hectares, à l’Ouest de Paris. Son passé industriel fécond dans les domaines de l’automobile (De Dion Bouton), l’aéronautique (Morane-Saulnier), l’armement, la radio, les encres (Lorilleux), les parfums (Coty, Caron), et son histoire artistique et culturelle foisonnante (Lully, Bellini, Duchamp, Villon ou encore Kupka) lui confèrent une identité forte, enrichie par le dynamisme du quartier d’affaires de La Défense. Grâce à son tissu économique (450 commerces de proximité, 6 230 entreprises, 3 280 sièges sociaux et 92 800 emplois salariés), Puteaux enregistre un taux de chômage de 7,3%, l’un des plus faibles d’Île-de-France. Puteaux a cependant su préserver son esprit village pour le bien-être de ses 45 000 habitants. Ville où il fait bon vivre, elle offre à ses administrés des équipements publics de qualité où se conjuguent espaces verts, sport et culture pour tous. C’est dans cette démarche que la Ville de Puteaux réinvente les formes urbaines et l’habitat dans une perspective de développement durable et d’innovation. L’EcoQuartier des Bergères et le Quartier des arts en sont d’ailleurs l’illustration parfaite.